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03/12/2020

L'association Jeunesse Famille Accompagnement social Activités adultes et citoyenneté

BOURSES JEUNES : la suite des chemins de l'espérance

LES PREMiERS PAS EN FRANCE

 

J+ 4 : Saint Pierre de Frugie, le 1er interview


Après 4 jours de route,180 km environ, nous arrivons à notre première étape le 2 mai 2019. Nous avions vu passer un article sur un maire qui a redynamisé sa commune, alors nous voulions voir ça !

Arrivés sous la pluie après avoir passé la nuit sous un orage (ce qui fait partie des difficultés du métier), nous retrouvons Mr le maire à la mairie. 

En entrant dans la ville nous avons déjà remarqué de beaux jardins, comestibles qui plus est, et de beaux espaces verts ! Au cours de nos 2 heures de discussion avec le maire nous nous imprégnons de l’histoire du village et de sa dynamique. Impressionnés de voir ce qui a été mis en place, tous ces projets sonnent comme une évidence à notre oreille de voyageurs en quête d’espérance … Alors nous découvrons les potentialités et les vulnérabilités de ces petits villages ruraux, abandonnés par l’exode rural, les politiques de regroupement de communes et de centralisation de la gouvernance. De voir comment ce village a été redynamisé, dans un processus qui finalement sonnait et sonne comme une évidence aux oreilles de la mairie et des habitants, cela donne espoir. Nous apprenons qu’il y a les bonnes conditions nécessaires à cette dynamique : la coopération, ne pas s’arrêter aux barrières administratives, toujours pousser dans les retranchements, communiquer au sein de la commune, avoir des habitants motivés avec cette volonté de bien/mieux vivre, rénover avant de bâtir du neuf….


 

Nos 3 jours passés dans le village nous ont permis de rencontrer les habitants et ainsi ce que nous expliquait le maire a pris tout son sens ! Nous sommes allés manger les bons plats de Yann et Delphine au restaurant du village. Ils nous ont partagé leur histoire, leur cheminement jusqu’à Saint Pierre de Frugie où ils se sont installés avec leurs 3 garçons scolarisés à l’école du village. Nous avons aussi rencontré Gilles et Marie. Puis nous avons participé à un événement organisé par  “Nous voulons des coquelicots” où Loïc nous a présenté ce que sont les semences hybrides F1. 


Voici notre article avec l’interview du maire pour les curieux : https://lescheminsdelesperance.wordpress.com/2019/05/04/village-dynamique-et-inspirant-saint-pierre-de-frugie-en-dordogne/ 


2ème étape l’Ariège 


Après Saint Pierre de Frugie nous prenons la direction de l’Ariège. Sur la route nous avons traversé notre première grande ville: Toulouse, non sans mal avec les vélos ! Et de Dordogne en Ariège nous avons été chaleureusement accueillis en diverses occasions : chez Céline et sa famille à Pujol, chez Thomas qui nous a révisé nos vélos à Castelsarrasin, chez Tom à Toulouse et chez Pascal en Ariège avec le petit déj dans la tente ... ! Merci à vous, ce fut de très belles rencontres !


 
 

L’ Ariège c’est beau, c’est vert, c’est pas traversé par l’autoroute et il y a de l’agriculture ! Pascal nous explique que beaucoup de petits villages à l’abandon en Ariège ont été rebâtis par des soixante-huitards notamment. Et que maintenant, après trois générations, l’Ariège est un petit berceau de villages en transition. Nous le sentons sur le marché, du local et énormément de bio, on ne sait quel stand choisir ! 



Passage chez Kokopelli 


 

Nous nous sommes rendus au Mas d’Azil pour aller voir le siège de l’associationKokopelli qui défend la biodiversité en conservant et distribuant des semences libres de droits et reproductibles …

Pourquoi libre de droit ? 

Car il est interdit de produire et de commercialiser des semences non inscrites au catalogue officiel, ce catalogue officiel est restrictif, détenu par les principaux gros groupes  de l'agro-industrie et ne  contenant qu'une micro partie des espèces existantes, dont une majorité d'hybrides. D'après la loi, Kokopelli mène donc une action illégale, nous appellerons plutôt ça de la légitime défense face à un essai de privatisation du vivant par ces géants, qui par ailleurs, vendent les fameux package de produits qui aideront soit disant vos plantes à être rentables.

Pourquoi  reproductibles  ? 

Car les  semences du catalogue officiel étant majoritairement des  hybrides  F1 leurs descendances seront affaiblies, différentes du parent et voir stériles.  Alors produire, semer, conserver, distribuer des semences qui sont reproductibles implique entre autre  :

  • plus d'autonomie car en récupérant les graines de notre production nous n'avons pas besoin de retourner chez le semencier en acheter de nouvelles,

  • un peu plus de résilience car d'une année sur l'autre la plante s'adapte et transmet cette adaptation à sa descendance,

  • plus de cohérence car finalement si une plante produit des graines d'année en année c'est bien pour qu'elles soient re-semées... Et c'est ça qu'interdit la loi.

Pour en savoir plus sur l'association nous vous recommandons vivement de cliquerIci. Et on vous rappelle qu'un film très intéressant existe sur ce thème : La guerre des graines

D’autres associations travaillent également à la sauvegarde et la distribution de semences paysannes et ou anciennes notamment :

le réseau semences paysannes : https://www.semencespaysannes.org/ 

qui a par ailleur fait une belle liste de tout les acteurs sur le sujet : http://semencespaysannes-v1.clmayer.net/les_membres_du_reseau_semences_paysannes_205.php.html 


2 semaines à la ferme du cap de la goutte 


Après nos 3 jours au Mas d’Azil nous avons traversé les grottes pour aller direction Camarade, à la ferme du Cap de la goutte ! La vue sur les Pyrénées depuis les piémonts vers l’Ariège vallait les 5 km de montée ! 

Nous avons passé 2 semaines à la ferme  du Cap de la goutte qui utilise la traction animale, produit des légumes, des fruits, des céréales, des produits laitiers et tisse la laine, et surtout, comme nous l'a bien expliqué Lucie : " Nous on travaille pour bien manger ! " .


 
 
 

Voici notre article plus détaillé sur notre séjour où nous avons appris beaucoup sur la traction animale, sur une ferme coopérative où vivent 2 familles qui travaillent pour leur autonomie alimentaire. Ce fût une magnifique rencontre, qui a marqué tout notre voyage car c’était un lieu qui pour nous présente un réel équilibre, et qui grâce à la collaboration fonctionne ! Lieu d’apprentissage, d’immersion, multigénérationnel !   L’article : 

https://lescheminsdelesperance.wordpress.com/2019/06/13/fr-02-2-semaines-a-la-ferme-du-cap-de-la-goutte-en-ariege/

 
 






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